Le rôle des matériaux dans le confort acoustique
.webp)
Le bruit est l'une des premières sources d'inconfort au bureau, souvent citée juste après la température ou la luminosité. Selon une enquête d’Opinion Matters (2015), en France, 80 % des collaborateurs considèrent que leur environnement de travail les empêche de se concentrer. Face à ce problème, de nombreuses entreprises cherchent une solution à travers des matériaux acoustiques isolants. Mais alors, comment savoir quel matériau choisir pour obtenir une acoustique de qualité dans ses bureaux ? Dans cet article, nous vous aidons à y voir plus clair sur les grands principes du son appliqués au bureau et sur le rôle des matériaux dans le confort acoustique.
Ce que veulent vraiment dire les décibels
L'échelle des décibels (dB) n'est pas linéaire mais logarithmique : on considère que chaque hausse de 10 dB est perçue par l’oreille comme un son deux fois plus fort. À titre d’exemple, une conversation normale tourne autour de 60 dB, un aspirateur monte à 70 dB. Un concert dépasse souvent 100 dB, un niveau qui met l’audition à l’épreuve sur un temps d’écoute prolongé.
Comment fonctionne le son, concrètement ?
Le son est une vibration qui se propage dans l'air, de particule en particule, jusqu'à former une onde. Quand cette onde rencontre une surface, elle peut réagir de quatre façons différentes : se diffuser, transmettre, réfléchir ou se faire absorber.
Dans un premier temps, elle peut se diffuser. La diffusion disperse le son dans plusieurs directions au contact d'une surface irrégulière. La transmission de son côté fait passer le son à travers la paroi. Cette onde peut aussi rebondir, ce qu'on appelle la réflexion. Enfin, elle peut se faire absorber. En fonction de la surface sur laquelle le son est émis, il sera perçu plus ou moins différemment par l’oreille humaine. Par exemple, dans un espace partagé sans aucun matériau absorbant, chaque bruit de clavier, chaque sonnerie de téléphone rebondit sur les murs et reste "en suspension" dans la pièce, ce qui crée un fond sonore continu difficile à ignorer.
Les matériaux qui isolent du son
Deux grandes familles de matériaux interviennent en acoustique, et elles ne traitent pas du tout le même problème, ce qui explique pourquoi on ne peut pas se contenter de l'une sans l'autre.
.webp)
Les matériaux absorbants
D'un côté, les matériaux absorbants : laine minérale, mousse acoustique alvéolée, feutres, textiles recyclés, ouate. Leur point commun : une structure poreuse ou fibreuse. Le son y pénètre, se heurte aux fibres, et l'énergie sonore se dissipe en une infime quantité de chaleur par friction. Les absorbants poreux sont surtout efficaces en moyennes/hautes fréquences. Ces matériaux calment l'écho et le bruit ambiant à l'intérieur d'une pièce, mais ils ne bloquent pas grand-chose une fois que le son cherche à sortir.
Les matériaux masse
Aussi appelés matériaux barrière, on les retrouve sous diverses formes : béton, plâtre, bois massif, verre épais, métal. Ici, la logique est presque intuitive : plus un matériau est lourd, plus il a tendance à réfléchir le son plutôt qu'à le laisser passer. Ces matériaux empêchent efficacement le son de sortir ou d'entrer, mais utilisés seuls, ils renvoient l'écho à l'intérieur de la pièce au lieu de le calmer.
Autrement dit : un mur épais sans absorbant transforme une pièce en caisse de résonance. À l’inverse, un absorbant sans paroi lourde derrière laisse simplement le son continuer son chemin. Les deux familles de matériaux doivent donc travailler et cohabiter ensemble.
Comment ces principes s'appliquent concrètement aux cabines acoustiques ?
C'est justement cette logique de combinaison entre matériaux masse et matériaux absorbants qui se retrouve dans nos cabines acoustiques. Les murs suivent une composition en trois couches, avec chacune une fonction. La première couche, une feutrine, capture les premières ondes sonores et limite leur réflexion à l'intérieur de la cabine, ce qui réduit l'écho dès l'entrée du son. Vient ensuite le cœur du système d'absorption : la Métisse, un isolant textile français issu de coton recyclé fabriqué par notre partenaire Le Relais. En plus d’être composé d'au moins 70 % de matières biosourcées et d'environ 85 % de contenu recyclé, la Métisse permet de dissiper le son par son caractère absorbant. Le son y pénètre, se heurte aux fibres, et cette friction transforme l'énergie sonore en chaleur. Le son est alors dissipé.
.webp)
Enfin, une paroi rigide en verre referme l'ensemble. Cette barrière massive bloque et réfléchit la part du son qui a traversé l'isolant : plus le matériau est lourd, plus son efficacité est fiable. C'est la combinaison de ces trois couches qui crée le confort acoustique et la confidentialité des cabines Work With Island.
La norme ISO 23351-1
Cette combinaison d'absorption et de masse se mesure, et c'est précisément l'objet de la norme ISO 23351-1, qui évalue la quantité de son s'échappant d'une cabine vers l'extérieur. Dans le cas de l'Island Desk, certifiée classe A, l'atténuation atteint 31,1 dB.
En résumé
Une mauvaise acoustique reste l'une des premières sources d'inconfort au bureau. Deux familles de matériaux permettent de répondre à cette problématique. Les absorbants calment le bruit ambiant. Les matériaux masse bloquent sa transmission d'une pièce à l'autre. Seuls, ni l'un ni l'autre ne suffit. C'est cet équilibre que l’on retrouve dans la conception de nos cabines acoustiques. La feutrine limite l'écho. La Métisse absorbe et dissipe le son. Le verre bloque et réfléchit ce qui reste.
Le résultat : un espace calme pour se concentrer, et confidentiel pour échanger librement.




.webp)

.webp)

.webp)
.webp)






.png)

.webp)
.webp)













.png)


%20(1).webp)